»Tout feu tout flamme!«

»Dirigeant sans partition, Markus Poschner s’investit dans cet ultime opus symphonique du compositeur avec une ferveur qu’accompagne une gestique particulièrement expressive. Sa direction passionnée obtient de l’orchestre un déploiement sonore plein de relief. Une opulence lyrique généreuse caractérise l’élan rythmique de l’Allegro non troppo initial. La gamme des nuances dynamiques n’a pas de limite. L’apparente sérénité de l’Andante moderato, avec ses pizzicati mesurés, s’accompagne d’une ardeur sous-jacente. La vivacité du tempo et les contrastes du court Scherzo (Allegro giocoso) débouchent sur l’architecture particulièrement élaborée de l’Allegro energico e passionato. Le chef construit ce mouvement final avec une sorte de boulimie irrésistible. Ce recours de Brahms à la technique « baroque » de la variation sur un thème récurrent, atteint ci un paroxysme éblouissant. L’apothéose finale recueille encore une ovation générale!«
Serge Chauzy | Classic Toulouse


»Après l’entracte, place au monument : la Symphonie n°4 en mi mineur, Op. 98 de Johannes Brahms. Ici, l’expertise de Markus Poschner s’est pleinement exprimée. Récompensé par un International Classical Music Award (ICMA) en 2018 pour son intégrale des symphonies de Brahms, le chef allemand a proposé une lecture à la fois puissante, architecturée et profondément intériorisée. Dès le premier mouvement, il a installé une tension tragique et une cohérence de discours implacable. L’Andante moderato a déployé une gravité sereine, mettant en valeur la sonorité chaleureuse et le legato exceptionnel des cordes de l’ONCT. Le Scherzo, d’une énergie presque bestiale, a fait ressortir toute la vitalité rythmique de l’orchestre. Mais le sommet fut sans conteste le finale magistral, passacaille inspirée de Bach. Markus Poschner en a construit l’arc dramatique avec une intelligence remarquable, accumulant les variations vers une coda d’une puissance cathartique et d’une noirceur résignée qui a laissé le public suspendu dans un silence ému avant que n’éclate un tonnerre d’applaudissements. Ce Brahms a montré un orchestre au sommet de sa forme, réactif, précis et doté d’une palette de couleurs riche, répondant avec une flexibilité totale aux demandes expressives du chef.«
Emmanuel Andrieu | classiquenews


»… dans cette partition pour cordes et percussions, très tirée vers le haut du spectre, on sent d’emblée l’intention particulière du chef d’orchestre Markus Poschner, celle de faire couler un souffle chaud et vif dans nos oreilles
»La véritable leçon de la soirée vient après l’entracte, avec la Quatrième Symphonie de Brahms. On prend d’abord le temps d’admirer la gestuelle de Markus Poschner. Larges et libres, ses bras alternent entre découpage précis et grande fresque. On pourrait croire qu’il a deux bras gauches ; mais de temps en temps, une rythmique courte et lisible s’installe au bout de la baguette, une petite impulsion qui change tout, produit un effet immédiat.«
Thibault d’Hauthuille | Bachtrack


16. Jännner 2026 | La Halle aux Grains
RAMINTA ŠERKŠNYTĖ Midsummer Song
FELIX MENDELSSOHN Concerto pour violon n°2
JOHANNES BRAHMS Symphonie n°4
Chad Hoopes Violon | Orchestre National du Capitole de ToulouseMarkus Poschner Direction

Foto: Romain Alcaraz